30 mai 2012 ~ Commentaires fermés

Communiqué suite à la rencontre du Haut-Kharabagh

Paris, le 27 mai 2012,

A l’invitation des autorités de la République du Haut-Kharabagh, trois sénateurs français, Bernard Fournier (Loire), Sophie Joissains (Bouches du Rhône) et Philippe Marini (Oise) ont visité cette région du Caucase du Sud, de culture et de population arméniennes mais ne faisant pas partie de la République d’Arménie.

Les trois parlementaires ont tenu à se rendre sur place, pour y avoir un grand nombre de contacts avec les élus et la société civile. A l’initiative du président de l’Assemblée Nationale du Haut-Kharabagh, M. Achot Ghulian, la délégation a été reçue en séance publique par tous les députés. En son nom, Philippe Marini a rendu hommage au courage de la population du Haut-Kharabagh, qui dispose d’institutions démocratiques et pluralistes, et qui, malgré son isolement géographique et avec l’aide de tous les Arméniens du monde, s’est dotée d’équipements éducatifs et culturels de haut niveau, et a progressé dans la voie du développement économique.

Au cours du dîner offert par le président de la République du Haut-Kharabagh, M. Bako Sahakian, en présence, notamment, de l’archevêque du diocèse, Mgr Martirossian, les participants ont constaté l’identité des valeurs sur lesquelles reposent leurs engagements, et réaffirmé la force de l’amitié franco-arménienne. Sophie Joissains a exprimé le souhait de la municipalité d’Aix-en-Provence de proposer un jumelage à la municipalité de Stepanakert, afin de favoriser tous les échanges, en particulier entre les jeunes, dans l’esprit d’une coopération décentralisée conclue entre des communes librement administrées.

La visite de terrain que les sénateurs ont effectuée leur a permis de connaître des entreprises, des institutions éducatives et culturelles, des villages, des sites religieux et archéologiques, tel celui de Tigranakert, où les chercheurs ont constaté la présence arménienne avant-même l’ère chrétienne. Bernard Fournier a exprimé l’émotion des sénateurs, qui ont eu l’impression de rencontrer des “cousins germains“, avec lesquels se sont immédiatement noués des liens d’une grande intensité.

Le Haut-Kharabagh est apparu aux sénateurs comme un pays paisible et bien organisé, où la sécurité règne, et où l’Etat accomplit toutes ses missions. Il est donc particulièrement utile et opportun de mettre en œuvre la résolution n° B7-0198/2011 du 7 avril 2011, par laquelle le Parlement européen a incité les institutions communautaires à établir des contacts avec les sociétés civiles des entités non reconnues internationalement du Caucase du Sud.

A Erevan, la délégation a été reçue par le président de la République d’Arménie, M. Serge Sarkissian, le ministre des affaires étrangères, M. Edouard Nalbandian, et le président de l’Assemblée Nationale, M. Samvel Nikoyan. Au cours de ces entretiens, un large tour d’horizon a été fait de la situation stratégique et diplomatique et des relations de l’Arménie avec la France d’une part et avec chacun de ses voisins d’autre part. Il a été rappelé que le président Nicolas Sarkozy considère que sa visite d’Etat en Arménie, à l’automne 2011, a été l’un des moments les plus intenses de son quinquennat. Les sénateurs et leurs hôtes ont observé que la relation franco-arménienne engage les deux nations tout entières et ne saurait varier au gré des alternances électorales. Philippe Marini a souligné que la France a tout intérêt à renforcer son rôle de co-président du “groupe de Minsk“, chargé, dans le cadre de l’O.S.C.E., de rechercher les termes d’un règlement négocié de la question du Haut-Kharabagh.

Les trois sénateurs se sont rendus à Etchmiadzine auprès de S.S. Garéguin II, Catholicos de tous les Arméniens, qui leur a exprimé sa volonté de poursuivre le dialogue œcuménique et interreligieux. Ils ont rendu hommage, au Mémorial du génocide des Arméniens de 1915, aux innombrables victimes de cette barbarie.

Sophie Joissains a rappelé son engagement dans le débat parlementaire sur la répression pénale du négationnisme. Bernard Fournier et Philippe Marini ont exprimé le vœu qu’un nouveau texte sans ambiguïté soit voté par la représentation nationale française, avant le centenaire des massacres, et autant que possible dans le consensus.

La délégation souligne enfin que cette visite a été motivée par sa volonté de connaître la réalité du Haut-Kharabagh, en toute indépendance, et sans céder à quelque pression que ce soit.

Bernard Fournier

Sophie Joissains

Philippe Marini

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