27 septembre 2011 ~ Commentaires fermés

Sophie Joissains réagit aux sénatoriales dans un entretien avec La Provence

Le premier secrétaire du PS Harlem Désir a qualifié l’alternance au Sénat de « gifle pour Nicolas Sarkozy ». Ca fait mal?

C’était prévisible, car les dernières élections locales montraient une avancée de la gauche. Mais on avait peut-être pas imaginé qu’elle était aussi importante. On a également payé la réforme territoriale: je me suis battue contre car je suis favorable à une proximité avec les élus locaux. Et cette proximité, c’est le maire. Mais la réforme n’allait pas dans ce sens. Il faut ajouter à cela la crise… Les gens se tournent vers le gouvernement: il y a une peur, c’est logique qu’il y ait un mouvement de ce type. Les gens cherchent l’alternance en pensant y trouver une solution. Ce n’en est pas forcément un bon, mais c’est un réflexe qui existe partout. Ce résultat, c’est la grande victoire de la division de la droite.
Justement, vous êtes au Parti Radical de Jean-Louis Borloo (donc plus dans l’UMP). Mais vous soutenez quand même Nicolas Sarkozy?

J’ai une position très particulière: je suis sortie de l’UMP car ses valeurs n’étaient plus celles du Parti Radical pour lesquelles je me suis engagée en politique. Néanmoins, je pense que le président gère bien la crise et sait tenir le gouvernail. Par ailleurs, les divisions de le droite risqueraient d’amener Marine Le Pen au deuxième tour. Et je ne suis pas pour l’extrême droite. Je suis donc une radicale, plus à l’UMP mais qui ne suit pas non plus son chef de file (Jean-Louis Borloo, ndlr) que je considère néanmoins comme un bon chef de parti.

Et donc?

Il faut resserrer les rangs en négociant notre programme radical dans celui de la majorité présidentielle. Cela va se jouer dans les semaines qui viennent. Il faut donner un rôle plus important à Jean-Louis Borloo. L’UMP ne peut pas se resserrer sur une droite qui n’a rien à voir avec celle du Parti Radical et du centre.

Vous pensez à la droite populaire dont fait partie le député-maire d’Aix Maryse Joissains?

Chacun ses idées et ses priorités… Je ne suis pas contre le fait de travailler avec eux si nous trouvons notre place dans l’ensemble des politiques proposées. C’est le centre qui fait la France depuis longtemps. Il faut revenir à ces valeurs là. Au plan international,Nicolas Sarkozy est un bon capitaine comme sur le plan de la crise. Maintenant, tout le système éducatif de formation est à revoir, le pouvoir d’achat doit être relancé.On doit pouvoir participer, être des partenaires privilégiés pour cette partie-là du programme. Et se mettre d’accord pour une candidature unique de Nicolas Sarkozy. Mais pour cela, il faut qu’on négocie une grande partie du programme, qu’on existe sur la scène politique à ses côtés.

Vous allez tout de même soutenir Gérard Larcher à l’élection à la présidence?

Oui. Au Sénat, on travaille en concertation et avec le président Larcher, cela marchait très bien. Désormais, c’est une majorité de gauche qui est passée et c’est donc normal qu’ils veuillent un des leurs à la présidence. Le Sénat est une chambre de réflexion et de travail: aujourd’hui, il y a des risques de blocage législatif dans les huit mois qui viennent et ce n’est pas le moment.Je vais rester dans la majorité et essayer de prendre les meilleures voies possibles dans le respect des principes républicains. Ce qui me fait peur dans un changement de président, nonobstant a qualité de Jean-Pierre Bel (président du groupe socialiste au Sénat, ndlr), c’est que jusqu’ici nous étions une chambre de concertation, il ne faudrait pas devenir une chambre de pression.

 

Recueillis par A.D

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