Bienvenue sur le blog de Sophie Joissains

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 Sophie Joissains est née le 25 octobre 1969 à Aix en Provence.

Juriste de formation, criminologue, elle milite avec passion au sein du parti radical valoisien, dont elle est secrétaire nationale.

En mars 2008 ( puis en juillet 2009), elle est élue adjointe au maire d'Aix en Provence et vice-présidente de la communauté d'agglomération du pays d'Aix.

En septembre 2008, Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille, vice-président du Sénat, lui demande de le rejoindre en seconde position sur sa liste aux élections sénatoriales. Elle sera élue à ses côtes, avec Bruno Gilles, maire du 5e arrondissement de Marseille.

Gérard Larcher, président du Sénat,  la nommera par la suite afin qu'elle représente la haute assemblée à la commission nationale consultative des droits de l'Homme. Consécration qui traduit son engagement humaniste et son combat permanent pour l'égalité des chances.

 

Pour tous les travaux détaillés, cliquez sur le lien suivant:

http://www.senat.fr/senfic/joissains_sophie08044w.html

Discours de Sophie Joissains sur le service civique obligatoire

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Monsieur le Président, monsieur le haut-commissaire, mes chers collègues,

J'interviens ce soir pour soutenir les avancées évidentes de la proposition de loi relative au service civique. En effet, une synthèse remarquable a été faite des différentes formes de volontariat, à l'évidence selon un schéma altruiste.

 Le rapporteur M. Christian Demuynck les a décrites et commentées avec le talent qu'on lui connaît.

 En partie fruit de la commission sur la politique de la jeunesse conduite par Martin Hirsch, dont les mérites ne sont plus à vanter tant son investissement personnel demeure exemplaire, ces travaux ont été conduits avec rigueur, sérieux et esprit de consensus

. Présentée en la personne de M. Yvon Collin par le groupe du RDSE, amendée et défendue par le rapporteur UMP Christian Demuynck, la proposition de loi constitue une indéniable avancée par rapport à l'existant

. Néanmoins, mes chers collègues, cette avancée qui fait l'unanimité ou presque, et à laquelle j'adhère pleinement, doit, et l'analyse qui va suivre m'est tout à fait personnelle, n'être qu'un palier, certes nécessaire, mais forcément transitoire.

En effet, ce service civique, dont les modalités ont été pensées pour le rendre profondément attractif, demeure volontaire et ne présente pas encore, de facto, de caractère universel.

 Je souhaite, à ce stade, intervenir sur ce qui peut légitimement être attendu du service civique, son urgence et sa nécessité. Je le ferai avec d'autant plus d'humilité que j'ai milité pour la suppression du service militaire. À l'époque, les traces de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre du Vietnam et de celle d'Algérie étaient vivaces. Mai 68 avait amené une prise de conscience aiguë des horreurs de la guerre. De plus, le service militaire, loin de la conscription glorieuse conçue par la loi Berteaux, était devenu le lieu des injustices, où les exemptions se faisaient de plus en plus massives, et le lieu où l'on avait le sentiment de perdre son temps.

Tout cela avait contribué à galvauder, à miner de l'intérieur le rôle citoyen qui, nonobstant l'empilement incessant de mesures sociales, n'a jamais été retrouvé.

 Le rôle républicain du service militaire et son apport à la construction de la nation par le brassage et le rapprochement des citoyens étaient majeurs. Il introduisait une coupure, une parenthèse dans la vie de chacun, qui lui permettait de côtoyer et de construire des liens avec des personnes qui, en toute vraisemblance, seraient restées hors de son champ de vie quotidien.

 Il permettait à de nombreux conscrits de ne pas rester sur le bord du chemin : rattrapage des faiblesses scolaires, formation complémentaire, amélioration sanitaire ou début d'intégration professionnelle.

 Enfin, il apportait à la France l'évaluation sans équivalent d'une génération entière, qu'il s'agisse du bilan des compétences ou du bilan sanitaire. Cela devrait sans doute être prévu dans le programme de la nouvelle journée d'appel à la défense.

 Néanmoins, isolé, sans suivi réel ni contrôle, ce bilan ne pourra plus constituer le socle à partir duquel pouvaient se mesurer les progressions et les améliorations. Il sera, mon expertise d'élue à la politique de la ville me le fait pressentir, un bilan suivi d'une orientation le plus souvent considérée comme factice, et non suivie.

 Combien de fois ai-je dirigé vers des structures compétentes des jeunes gens qui demandaient du travail, et que la collectivité ne pouvait embaucher ? Je parle des jeunes gens, mais cette réalité touche malheureusement des personnes de tous les âges. Ces structures compétentes paraissaient tellement étrangères et dénuées de sens à ces jeunes qu'ils n'ont même jamais essayé d'y mettre les pieds. J'évoque ici non pas la fainéantise – même si cela peut exister, ce n'est pas le sujet –, mais un phénomène bien plus grave. Je vous parle de jeunes gens pour lesquels le monde ne fait plus sens, de jeunes auxquels l'information, la communication ne parvient pas, car ils vivent totalement repliés sur leur environnement immédiat.

J'ai eu la chance de pouvoir guider deux d'entre eux, ignorants de leurs propres compétences et de leur potentiel, comme de nombreux jeunes d'ailleurs, vers l'armée. Elle n'est pas la panacée et n'y prétend pas. Mais ils y ont trouvé la structure, la colonne vertébrale dont ils avaient besoin, et ce sont alors deux familles qui se sont redressées, prêtes non plus à subir mais à vivre le monde qui les entourait.

On me rétorquera que leur démarche était volontaire. Certes. Nous ne pouvons qu'être sensibles à la philosophie, à la beauté de l'engagement volontaire, mais l'arbre cache la forêt. Pour choisir, encore faut-il en être capable. Or l'isolement social, la vie en marge rend hermétique à tout ce qui vient du dehors.

 L'obligation de proposer à tous le service civique est séduisante. Mais comment l'organiser ? Il ne peut s'agir d'une simple information, elle serait vouée à l'échec. Ne souffre-t-elle pas aussi du problème constitutif qui touche le caractère obligatoire du service civique, je veux parler du financement ? Veut-on réellement ouvrir le service civique à tous et, en l'état des choses, le peut-on ?

 De surcroît, cette formule du volontariat n'est-elle pas, malgré la séduction qu'elle exerce, un dévoiement total de l'idée que chaque citoyen se fait à l'évocation de la formule : « service civique » ?

En effet, le terme de « service » renvoie bien souvent à une nostalgie de la conscription, à l'idée d'un contrat avec la nation, d'un devoir à accomplir envers cette dernière et, enfin, d'un rite de passage à la citoyenneté.

 Aujourd'hui, servir son pays, ce n'est plus forcément prendre les armes, bien qu'il ne faille pas dénigrer ce rôle et salir la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, et auxquels nous devons la reconnaissance infinie de vivre dans un pays libre. À l'heure actuelle, servir son pays, ce peut être s'engager dans ses forces de protection civiles ou militaires, mais aussi se former dans l'apprentissage des soins aux personnes ou dans la protection de la nature et de l'environnement, un apprentissage permettant à notre pays de rayonner et d'être précurseur au sein de l'Europe et de la communauté internationale.

 Le service civique a aussi été considéré comme une mesure essentiellement, si ce n'est purement, sociale. Ne court-on pas le risque, s'il n'est pas appliqué à tous, que cet outil soit alors stigmatisé et, de fait, contribue à accroître les clivages que l'on se donne pour but de réduire ? Le service civil existe : 50 000 volontaires étaient prévus, nous atteignons péniblement le nombre de 3 000. Ne risque-t-on pas de créer une énième mesure, qui s'ajoute aux autres et, par suite, de perdre, de galvauder le sens et l'idée qui se dégagent de sa dénomination ? Le terme « civique » évoque une mise en pratique de nos valeurs républicaines. Comment ces valeurs pourraient-elles s'exercer véritablement si elles n'ont pas pour locuteurs des Français représentatifs de l'ensemble de notre société ?

 La société française est diverse, en termes tant sociaux qu' ethniques, religieux et culturels. Si l'on désire qu'une richesse se dégage de notre société, et de l'ensemble de ces paramètres, c'est par la rencontre, la mise en situation de fraternité, que cela pourra se faire.

 Ne l'oublions pas, le service civique est aussi une pétition d'identité et un facteur d'unité.

Si la conscription n'avait pas existé, vous pourriez croire que je nage en pleine utopie. Mais l'exemption généralisée a été le cancer qui a rongé la conscription et entraîné la déliquescence du service militaire

. Le service civique, dans l'esprit de nos concitoyens, en tout cas c'est ainsi que je l'ai ressenti, est obligatoire et universel. Le reste, bien qu'étant un travail important, intelligent et, je le répète, nécessaire dans une phase transitoire, ne serait, je le crains, qu'une mesure de surface si elle devait être définitive

. Encore une fois, combien de jeunes et de moins jeunes connaissent les mesures existantes ? Combien préfèrent rester dans un univers qui semble précaire à nos yeux, mais, qui, d'une certaine manière, est rassurant aux leurs, parce qu'ils y ont leurs repères, et les partagent avec leurs frères, cousins ou voisins ? Le partage, la vie en commun, nous sommes là au cœur du dispositif du service civique obligatoire et universel.

C'est toute une jeunesse qui assiste en aveugle au millefeuille de mesures qui fleurissent et se surajoutent au gré des angoisses légitimes du législateur

. Nous avons besoin d'une mesure phare, qui soit l'athanor républicain du XXIe siècle, qui n'appartienne à aucune famille politique, mais à la grande famille républicaine.

 L'appel pour un service civique obligatoire et universel, lancé par Max Armanet, a été signé par 470 parlementaires de tous bords, et par des personnalités aussi diverses que l'abbé Pierre, Valérie Pécresse ou Bernard Kouchner.

 Dans ses travaux, Luc Ferry adhère lui aussi à l'idée d'offrir à tout Français, quel que soit son âge, l'opportunité, s'il le souhaite, d'accomplir un service civique à toute époque de sa vie. Une véritable réserve citoyenne lui apparaît porteuse et exemplaire pour notre société. Après l'évocation de l'appel au service civique précité, il propose que ce thème fasse l'objet d'une prochaine étude du Conseil d'analyse de la société, qui pourrait avancer des propositions concrètes. Ce choix serait fort judicieux.

 Bien sûr, le financement constitue un obstacle important. Mais il faudrait étudier les possibilités de reventilation des crédits et évaluer le coût des mesures obsolètes, qui sont nombreuses. Prenons le temps, mais privilégions enfin le gain formidable que représenterait une société de nouveau soudée, enthousiaste, à la générosité conquérante.

 Si l'on n'a pas les moyens de sa politique, on doit élaborer la politique de ses moyens. L'Europe doit se construire avec l'objectif d'une cohésion sociale et républicaine forte, autour des valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité.

La liberté, c'est d'abord la liberté de choix. Je rappellerai à cet égard le propos de Lacordaire : « Entre le fort et le faible, […] c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit ». La contrainte du service obligatoire, comme celle de l'école, est là pour affranchir.

 L'égalité, c'est d'abord l'égalité des chances. L'égalité exige que la République embrasse l'ensemble des citoyens d'un même regard. Le service civique obligatoire et universel doit être le lieu de l'égalité dans l'initiation citoyenne.

 Quant à la fraternité, seule la mise en situation de fraternité pourra, au-delà des belles théories conçues sur le sujet, et à la condition expresse d'être extrêmement vigilant sur les exemptions, être fondatrice de la construction d'une cohésion républicaine réelle.

 La France a besoin d'un renouveau, d'une adhésion profonde à ce qui est, demeure et doit perdurer: la patrie des droits de l'homme.

En conséquence, je vous demande de voter cette proposition de loi et, au-delà, peut-être plus tard, je vous inviterai à vous prononcer pour le principe d'un service civique obligatoire et universel, ainsi que pour l'obtention d'un rapport qui sera élaboré par le Gouvernement, en concertation avec un comité de suivi constitué de parlementaires, pour en prévoir les modalités et le calendrier.

Sophie Joissains cosigne une tribune dans “Le Figaro”

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L'ancien premier ministre et sénateur de la Vienne, Jean-Pierre Raffarin, qui cosigne cette tribune avec une vingtaine de sénateurs *, livre sa vision de la réforme territoriale en chantier.

La gouvernance du président Nicolas Sarkozy crée le mouvement dans une période où l'immobilisme serait une faute. En assumant pleinement ses responsabilités, le chef de l'État est le personnage central d'une nouvelle donne institutionnelle, «La République du leadership».

Nous approuvons cette dynamique, nous avons mesuré les progrès de l'Europe sous l'impulsion du leadership de la présidence française, nous constatons aussi les fragilités du Parti socialiste quand il ne réussit pas à dégager un leader. Une organisation sans leadership se disperse et se divise. La méthode de Nicolas Sarkozy a convaincu en France, en Europe et au G20 parce qu'elle apporte efficacité, lisibilité, au total, modernité. Pour être démocratique, c'est-à-dire d'abord comprise puis choisie, une politique doit être incarnée. Les maires le savent bien, eux qui sont, pour les Français, les élus les plus reconnus. Nous sommes attachés à ce que la légitimité du président et celle des élus locaux se prolongent l'une l'autre, plutôt que de s'opposer. Dans cet esprit, on peut se réjouir que les collectivités territoriales aient prolongé l'action de l'État, par leurs efforts d'investissement, dans cette période de crise.

Responsabilisation des élus

 

Pour cette raison, nous sommes inquiets quand parfois on pourrait croire que le but premier de la réforme des collectivités territoriales serait de diminuer le nombre d'élus locaux. On entend même que les Français seraient heureux de cette réduction démocratique. Méfions-nous des discours qui opposent les élus et ceux qui les élisent… La diminution du nombre d'élus peut être le résultat d'une réforme pour une meilleure organisation de la décentralisation. Ce n'est pas le préalable. Pour nous l'essentiel est que le «conseiller territorial» nouveau ait plus de responsabilités que les actuels conseillers généraux et conseillers régionaux. L'objectif, c'est la responsabilisation des élus.

Quand, avec la réforme de la taxe professionnelle, on remplace des responsabilités fiscales locales par des dotations budgétaires nationales, nous disons que la «République décentralisée» est en recul. C'est à la fois un risque démocratique et budgétaire.
Les 500 000 élus municipaux sont les fantassins de notre République. Ils animent l'espace communal, premier espace de solidarité ; ils donnent de leur temps et de leur talent pour être en première ligne de notre démocratie. Une démocratie forte de ses diversités territoriales.

Des relais et des médiateurs

 

On effectuera davantage d'économies en réduisant d'abord les administrations territoriales plutôt que le nombre d'élus. La gauche a fait beaucoup de mal à la décentralisation en laissant déraper le fonctionnement des régions qu'elle gouverne et en faisant bondir les impôts. Entre la dynamique de son sommet et les inquiétudes de sa base, notre République a besoin de relais et de médiateurs. Leur responsabilité est une condition de nos équilibres. Le pluralisme de la décentralisation, la diversité des contre-pouvoirs et l'activité des corps intermédiaires sont des piliers de notre vision de la République. Cette nouvelle pratique institutionnelle devrait conduire à renforcer les engagements de l'État sur le terrain. La décentralisation ne remet pas en cause la nécessité nationale de l'aménagement du territoire ; elle doit libérer les énergies et l'aménagement national du territoire doit veiller à la justice entre tous les territoires.
Nous avons réformé la Constitution pour affirmer notre choix d'une «République décentralisée». Le Sénat, Haute Assemblée des élus et des territoires, ne peut se satisfaire d'une République qui ne ferait pas le choix de la décentralisation, c'est-à-dire de la confiance aux territoires et à ses élus.

* Michel Bécot (sénateur des Deux-Sèvres), Pierre Bernard-Reymond, (Hautes-Alpes), Joël Billard (Eure-et-Loir), Jacques Blanc (Lozère), Paul Blanc (Pyrénées-Orientales), Pierre Bordier (Yonne), Alain Chatillon (Haute-Garonne), Christian Cambon (Val-de-Marne), Jean-Claude Carle (Haute-Savoie), Philippe Dallier (Seine-Saint-Denis), Béatrice Descamps (Nord), Alain Fouché (Vienne), René Garrec (Calvados), Michel Houel (Seine-et-Marne), Alain Houpert (Côte-d'Or), Sophie Joissains (Bouches-du-Rhône) , Jean-Marc Juilhard (Puy-de-Dôme), Antoine Lefèvre (Aisne), Jean-René Lecerf (Nord), Philippe Paul (Finistère), Charles Revet (Seine-Maritime) et Bernard Saugey

Communiqué: Crise laitière

 

 

Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture

 

Sous l’impulsion de la France, la présidence suédoise de l'UE a décidé aujourd’hui de convoquer, lundi 5 octobre prochain à Bruxelles, une réunion extraordinaire des ministres de l'Agriculture pour discuter des mesures qui aideront les producteurs de lait européen.

Lors de cette réunion, Mariann Fischer Boel, la Commissaire européenne, présentera une feuille de route pour le secteur laitier européen et la Commission sera également chargée de former un groupe d'experts de haut niveau sur la question.

Bruno Le Maire s’est rendu aujourd’hui à Rome pour rencontrer son homologue et a réussi à convaincre l’Italie de signer la déclaration franco-allemande pour une nouvelle régulation du secteur laitier à l’échelle européenne.

Cette signature porte à 20 le nombre d’Etats membres de l'Union européenne favorables à ce texte : Belgique, Bulgarie, Allemagne, Estonie, Irlande, France, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Hongrie, Autriche, Portugal, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Finlande, Espagne, République Tchèque, Pologne et Italie. Nous aurons ainsi une majorité qualifiée à la réunion extraordinaire des ministres de l'Agriculture du 5 octobre prochain.

Sous l’impulsion de la France, la présidence suédoise de l'UE a décidé aujourd’hui de convoquer, lundi 5 octobre prochain à Bruxelles, une réunion extraordinaire des ministres de l'Agriculture pour discuter des mesures qui aideront les producteurs de lait européen.

Lors de cette réunion, Mariann Fischer Boel, la Commissaire européenne, présentera une feuille de route pour le secteur laitier européen et la Commission sera également chargée de former un groupe d'experts de haut niveau sur la question.

Bruno Le Maire s’est rendu aujourd’hui à Rome pour rencontrer son homologue et a réussi à convaincre l’Italie de signer la déclaration franco-allemande pour une nouvelle régulation du secteur laitier à l’échelle européenne.

Cette signature porte à 20 le nombre d’Etats membres de l'Union européenne favorables à ce texte : Belgique, Bulgarie, Allemagne, Estonie, Irlande, France, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Hongrie, Autriche, Portugal, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Finlande, Espagne, République Tchèque, Pologne et Italie. Nous aurons ainsi une majorité qualifiée à la réunion extraordinaire des ministres de l'Agriculture du 5 octobre prochain.

Projet de loi: Formation professionnelle (procédure accélérée), proposition d’amendement de Sophie Joissains pour l’amélioration de la formation des jeunes.

A m e n d e m e n t

présenté par

Mlle JOISSAINS, MM. GILLES et THIOLLIÈRE, Mmes MORIN–DESAILLY et BONNEFOY, M. de MONTESQUIOU, Mme HERMANGE, M. HÉRISSON, Mme FÉRAT, MM. de MONTGOLFIER, DEMUYNCK, LEFÈVRE et RETAILLEAU, Mme BRUGUIÈRE et M. P. DOMINATI

_________________

Article 9

(art. L. 6332-21 du code du travail)

Rétablir le e) du 1° du texte proposé par le I de cet article pour l'article L. 6332 21 du code du travail dans la rédaction suivante : 

« e) des jeunes sans emploi et pas ou peu qualifiés.

objet

Alors que le public jeune est, depuis longtemps, particulièrement touché par les difficultés économiques et sociales, la sécurisation des parcours professionnels est une opportunité majeure pour répondre à leur insertion durable dans le tissu économique français. 

Ainsi, au niveau national et européen, la formation des jeunes a été identifiée comme un levier fondamental pour endiguer le chômage massif qui les frappe. Il parait donc impératif de les identifier clairement dans ce nouveau dispositif comme étant l'un des publics particulièrement visé par la formation professionnelle.  

Cette nécessité est d'autant plus justifiée que, sur la forme, tous les jeunes ne sont pas demandeurs d'emploi (ex: jeunes inscrits en mission locale), et peuvent donc avoir besoin de bénéficier du fonds en dehors de formations en alternance. Par conséquent, ils n'entrent pas forcément dans la catégorie visée au ” (d) demandeurs d'emploi”. 

Puisque le fonds de sécurisation des parcours est destiné à améliorer la qualification des personnes les plus fragiles sur le marché du travail, et que les jeunes à la recherche d'un emploi sont confrontés en première ligne à une insuffisance de qualification, leur insertion dans un emploi durable est conditionnée par une amélioration de leur niveau de formation.

Par ailleurs, l'amendement n°169 de ce même article 9 prévoit un dispositif d'allocation spécifique pour les jeunes de 16 à 25 ans dont le montant est déterminé par le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels. Il convient donc de clarifier les bénéficiaires de ce fonds de sécurisation énoncé à l'article L.6332-21 en y intégrant expressément les jeunes.  

Sophie Joissains s’engage pour la défense du vin rosé

 

Intervention de Sophie Joissains pour la défense du vin rosé

Sophie Joissains est intervenue au Sénat afin de défendre les savoirs faire locaux, les traditions de nos territoires, les vignerons, notamment ceux d'Aix en Provence et du pays d'Aix particulièrement attaqués par l'annonce de la commission de Bruxelles d'un projet de légalisation du coupage du vin rouge et du vin blanc qui obtiendrait la qualification de vin rosé.

La communauté du pays d'Aix au sein de laquelle Sophie Joissains exerce une vice-présidence, a voté une motion contre ce projet, envisageant même l'hypothèse de saisir la cour européenne de justice pour légalisation de la contre-façon.

Finalement, la commission a renoncé à ce projet désastreux pour nos vignerons.

Retrouvez dans cette vidéo l'intervention de Sophie Joissains, qui défend avec fermeté notre vin rosé.

Discours de Sophie Joissains, sur le texte du Grenelle de l’environnement

 

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EXPLICATION DE VOTE

GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT

Au terme d’un large et très complet débat, nous allons voter un projet de loi absolument majeur pour l’avenir de notre pays. En premier lieu, nous vous adressons, Monsieur le Ministre, Madame la Secrétaire d’État, toutes nos félicitations et nos remerciements. Vous avez su nous écouter et nous faire participer à l’élaboration de ce texte. Nous avons une pensée particulière pour Madame Chantal Jouanno pour qui ce fut le premier débat en séance, qui a fait preuve d’une grande maîtrise et d’une grande compétence. Qu’elle en soit ici remerciée et félicitée.
 

Mes remerciements s’adressent également au président de la commission des affaires économiques, Monsieur Jean-Paul Emorine, qui a été omniprésent et dont l’implication au service de ce projet de loi a été totale, tant en commission que dans l’hémicycle. Je n’oublie évidemment pas notre rapporteur Bruno Sido qui a effectué un travail absolument considérable d’abord en amont du texte puis pendant son examen en étudiant dans le détail plus de 800 amendements déposés dont de très nombreux ont reçu un avis favorable et ont par la suite été votés.

Les débats qui ont duré deux semaines ont été à la hauteur des enjeux et ont donné au Parlement l’occasion de reconnaître avec éclat la grande valeur du processus de Grenelle, formidable et inédit processus de consultation et de dialogue démocratique, qui n’est pas simplement un évènement médiatique. Saluons ici l’initiative du Président de la République.

Le projet de loi respecte les 263 engagements du Grenelle. Il fixe des objectifs très ambitieux. Il répond aux questions des parlementaires qui souhaitaient des évaluations et des études d’impact, qui se préoccupaient de la fiscalité, de l’avenir de l’agriculture, de la concurrence et de l’emploi dans les entreprises. A ce sujet, nous resterons vigilants sur le fait de ne pas alourdir les contraintes qui pèsent sur les PME.

Ce projet répond aussi à nos interrogations concernant le rôle central que les collectivités locales sont appelées à jouer dans la mise en œuvre de ce programme. Nous sommes ici très attachés à ce que les collectivités territoriales ne supportent pas les coûts supplémentaires engendrés par le manque de moyens budgétaires de l’État.

Nous avons tous conscience qu’il est urgent de légiférer, de faire des économies d’énergie, de limiter les émissions de gaz à effet de serre, de protéger l’environnement et la biodiversité ; bref, de protéger notre santé. Notre société est en pleine mutation et cette mutation, la France ne doit pas se contenter de l’accompagner mais doit se montrer volontariste et saisir la chance d’une économie durable, d’un nouveau progrès social et environnemental.

Mais nous ne devons pas oublier que notre avenir se joue au niveau européen et pas simplement dans le cadre national. Plus que jamais, et la crise est là pour nous le rappeler, l’Union fait la force. Nous devons avancer avec nos principaux partenaires européens sans distorsions afin de convaincre le reste du monde du bien fondé de cette démarche. C’est à ce prix que l’environnement et l’économie de marché seront sources de croissance et de richesse. Pour le monde et pour tout le monde.

Un des grands apports de ce projet est d’avoir permis ce débat à l’Assemblée nationale et au Sénat. Cela était inimaginable il y a encore quelques années de pouvoir parler plusieurs heures dans cet hémicycle d’économies d’énergie ou d’agriculture biologique. Les choses ont changé. Nous avons sorti la problématique environnementale de son ghetto politique et de sa marginalité utopique pour la replacer au centre de nos préoccupations et au centre de notre modèle économique. Et cela pour longtemps.

Je souhaite que ce projet de loi majeur pour l’avenir de notre société recueille la plus large adhésion possible. Le Groupe UMP votera ce texte qui fera date dans notre législation et constituera un exemple à suivre pour le reste du monde. Soyons, au-delà de nos sensibilités politiques, fiers d’adopter ce grand texte qui restera, nous en sommes convaincus, l’une des très grandes lois de ce mandat.

Avec l’examen de ce projet de loi, nous sommes en train de réussir un pari qui n’était pas gagné d’avance. Pour la France et pour l’Europe.

Sophie Joissains, sénateur des Bouches du Rhône.